[LIVRE] « Aller à l’extérieur ce n’est pas nier les savoirs. C’est apprendre autrement »

« L’école dans la nature est-elle une retombée provisoire du covid ? Est-ce simplement une démarche pour bobos plus ou moins privilégiés ? »

Clairement non, comme l’explique Sylvain Wagnon, qui vient de publier avec Corine Martel « L’école dans et avec la nature. La révolution pédagogique du XXIe siècle » (ESF Sciences humaines) et qui est interrogé dans un entretien dans le Café pédagogique.
En revanche, l’école dans la nature permet bien « aux méthodes actives de se développer grâce à l’idée qu’on peut enseigner quand on en a besoin sur le terrain ». Elle permet aussi de « transformer la relation entre l’enseignant et sa classe et aussi la relation aux savoirs ».
Vers une école plus émancipatrice.

Entretien complet sur le site du Café pédagogique
Sommaire et extrait du livre

Journal de bord des rencontres internationales de la classe dehors #1

Le 10 décembre 2021, à l’occasion du webinaire « Que peuvent les villes pour faciliter la classe dehors ?« , organisé par la coalition pour la classe dehors, Hélène Paumier, adjointe à l’éducation de la ville de Poitiers, annoncait l’accueil par la ville des premières rencontres internationales de la classe dehors en juin 2023.

Des contributeurs de la coalition se sont réunis le lundi 11 février 2022 pour la première réunion préparatoire de ces rencontres. Etaient présents : Mathieu Bellay (FRENE), Olivier Blanc (FRENE),Adelaïde Boëlle (Architecte indépendante, en thèse) Gwenola Drillet (Hotel Pasteur, Rennes), Moïna Fauchier Delavigne (Fabpeda), Crystèle Ferjou (CPD Education nationale), Hélène Gadenne (Fabpeda), Benjamin Gentils (Fabpeda), Roland Gérard (Indépendant), Noémie Huby (Graine ARA), Hélène Paumier (Villede Poitiers), Barbara Puaud (GRAINE PC), Alexia Spanu (Graine PC). Il n’y avait finalement pas d’enfants présents lors de cette première réunion.

Après un temps d’inter-connaissance, une première intention autour des rencontres a été posée. Ces rencontres – en tiers-lieux – ne se dérouleront pas dans un centre des congrès mais dans les écoles, les parcs et sur les places publiques de la ville. La cuisine sera participative, le logement chez l’habitant. Bref, des rencontres placées sous le signe de la convivialité.

Les premières envies d’activités ont été partagées, en vrac et de façon non exhaustive : passer une nuit à l’école et regarder les étoiles, piétonniser la ville (à hauteur d’enfant), organiser un bal populaire, diffuser des films en plein, lancer la première journée nationale de la classe dehors sur le modèle canadien, construire des cabanes dans toutes les écoles, créer des échanges entre élèves de différents pays pour confronter les expériences, permettre à une assemblée des enfants de Poitiers de participer à la programmation, proposer des rencontres territoriales préparatoires en France, programmer des activités découverte parents-enfants, dresser l’état de l’art de la classe dehors en France, dans la Francophonie et dans le monde, mobiliser les associations artistiques et culturelles locales, bivouaquer dans la forêt voisine, étendre l’événement au Grand Poitiers, faire dialoguer chercheurs et artistes sur les places publiques, faciliter des sprints de documentation sous licence ouverte de pratiques pédagogiques, parler des cités éducatives, des ères éducatives, du risque, de la santé, des terrains d’aventure, etc.

Pour accueillir les envies et les énergies dans l’organisation de ces rencontres, un nouvel onglet arrivera prochainement sur le site classe dehors. D’ici là, un groupe s’attèle à la rédaction d’un premier texte autour des rencontres, support pour le site web et d’une présentation des rencontres.

Ce journal de bord sera alimenté mensuellement, après chaque point d’actualité (réunion ouverte), le prochain se déroulera le 24 mars et un temps de travail y sera dédié aux moyens d’accueillir des enfants et des adolescents dans l’organisation dès maintenant.

Rédacteur février 2022 : Benjamin Gentils